projet emballant (...) et source de souvenirs pour les plus âgés

Extraits de presse

Alec Mansion au Forum - Un concept décalé(retour)

(...)« Pop Show, c'est un spectacle complet qui vient à la rencontredu public en sollicitant sa participation. Il l'invite à seproduire dans son show et à entrer dans sa chason.» Pas de panique! Il ne s'agit nullement de faire monter des néophytes sur scène, mais plutôt de faire participer les chorales locales.

« Au Forum, c'est la chorale de mon enfance qui m'accompagnera». Ce sera pour le chanteur un moment très fort, symboliquement parlant. «De 7 à 17 ans, les Colibris ont été toute ma vie. C'est cette chorale, dirigée par Marcel Warny, qui m'a appris la musique de façon intuitive. J'ai appris à travailler en harmonie vocale, à plusieurs voix. Pour mes anciens morceaux, j'ai toujours ressenti l'envie d'avoir plusieurs voix sur le disque, mais c'était impossible J'ai donc décidé de lancer le Pop Show, qui ne se jouera qu'en compagnie d'une chorale locale.»(...)

Julie Dohet - Le Jour - 14/09/2005

Le Chant des Colibris(retour)

Une vingtaine de "Colibris" ont choisi Saverne comme première étape de leur tournée française de chant choral. Un programme riche d'une trentaine de chants. Les Colibris viennent de la bonne ville de Liège, en Belgique. Issue à l'origine du milieu du scoutisme, la chorale, qui jouit d'une certaine renommée dans son pays, a centré ses efforts sur les voix de jeunes garçons. Elle est affiliée à la fédération Internationale des "Pueri Cantores". Invités par leur alter ego savernois de la "Manécanterie", les "Colibris" ont donné un concert de deux heures en l'église de la Nativité. L'empreinte scoute reste manifeste par l'habit se déclinant en une culotte courte et un foulard ceignant le cou comme pour mieux protéger la voix fragile et tendre que la mue va briser. La formation met également en avant le lien entre les générations en respectant "une sagesse pour vivre ensemble". Dans cet ordre d'idée, le premier chant, celui de la "Promesse" mise sous la protection du créateur, témoigne de l'engagement des chanteurs soudés autour de Joël Hurard, chef de choeur.

Harmonie

Le public ne se lasse pas d'entendre cette harmonie des voix; à l'avant les jeunes chanteurs, pas plus haut de trois pommes, disparaissent derrière leurs partitions pour entamer avec douceur les thèmes que vont soutenir et porter les chanteurs adultes. Parfois, avec beaucoup de charme, une note un peu longue se maintient par un franc bâillement chez ces tout petits dont le mérite est de vouloir garder leur concentration à cette heure tardive. Les Colibris savent bien articuler les mélodies et les textes dont la netteté est bien agréable. Dans les chants religieux, ils ont su, par la rondeur des voix, traduire la douleur et la ferveur. Dans la deuxième partie, le répertoire a épousé des airs profanes. En commençant par la Renaissance où l'on a pu entendre aboyer un chien dans un madrigal, les "Colibris" ont volé jusqu'à la chanson francophone de Duteil ou de Leforestier et dans des tonalités plus exotiques d'Afrique ou de Jamaïque. En guise de fin de concert, le public et la chorale se sont quittés par un canon pour accompagner ce début de tournée sous de chantant auspices.

"Les Colibris" ou la voix vers le ciel(retour)

La Chorale des "Colibris" a eu une journée de dimanche chargée ! Après avoir participé à la messe à l'église Saint-Idunet de Châteaulin, ils ont donné un concert à l'église de Locronan. L'église Saint-Idunet était comble. Les personnes assistant à la messe ont eu le plaisir d'entendre les voix mélodieuses des "Petits Chanteurs" liégeois. Formés d'une quarantaine de personnes dont 25 enfants et dirigée par Joël Hurard, "les Colibris" disposent d'un répertoire varié alliant musiques sacrées et profanes. De Mozart à Félix Leclerc en passant par "Sur le pont d'Avignon", les différents morceaux interprétés lors du concert de Locronan prouvent l'éclectisme de la chorale belge. Accompagnés de Jean Volteche (organiste), d'Isabelle Hallot (soprano)et de Florence Close (Flûte traversière), "Les Colibris" ont choisi d'effectuer leur traditionnelle tournée annuelle en Bretagne. Ils seront à Concarneau et à Cancale et à Dol de Bretagne

Les Colibris : une certaine chaleur pour une soirée tout en fraicheur - Tournée Bretagne(retour)

Un programme agréable pour cette troisième soirée de l'été musicale avec une trentaine de chanteurs, une soliste et deux musiciens (orgue et flûte traversière) Ils ne sont pas prétentieux les Colibris, même s'ils peuvent voler haut par leur justesse de ton et leur travail assidu. Leur tournée estivale a débuté le 17 juillet par Rouen avant de poursuivre en Bretagne par Morlaix, Châteaulin puis Saint-Malo (leurs lieux de Villégiature). Presque une centaine de personnes se sont retrouvée à l'église dont une quinzaine d'enfants à qui la chorale aura peut-être donné l'envie de chanter. Douceur et rythme ont ponctué l'"Ave Verum" consacré au saint Sacrement et composé à l'occasion de la fête Dieu de 1791 ainsi que les courtes pièces, les "nocturnes" que Mozart écrivait au cours de soirées entre amis, "toute la grâce mozartienne en miniature". En seconde partie, huit solistes ont entamé la partie profane du concert, regroupant des chansons françaises depuis la Renaissance dont un "trio de Bretagne", écrit par un Anglais, " pour faire plaisir aux Bretons". Pour beaucoup, c'est le premier voyage en Bretagne : le matin, les répétitions ; l'après-midi, les plus petits (7 ans) et les grands rêvent de plage. "Plusieurs chanteurs de la chorale ont eux aussi été petits colibris, c'est un peu ce qui maintient notre cohésion depuis plus de 50 ans". Le chef de choeur - une trentaine d'année - annonce un prochain voyage dans deux ans en Alsace et la sortie l'an prochain d'un CD, c'est pourquoi tous leurs concerts sont désormais systématiquement enregistrés. On les retrouvera peut-être.

Ouest-France en Bretagne du 25/07/99 - Rubrique consacrée à la ville de Carantec

Les Colibris à l'église du Saint-Sacrement(retour)

Fidèles à eux-mêmes et à un répertoire riche et varié, les Colibris ont enchanté le bel édifice de leurs airs Au concert de gala de ce samedi 30 mai en l'église du Saint-Sacrement, les Colibris proposaient un répertoire qui fait leur bonne fortune depuis plus d'un demi-siècle. Des chants de promesse et des cantiques côtoyaient des pages de Mozart, des chansons polyphoniques de la Renaissance signées Thoinot Arbeau, Jacques Arcadeit, Rémy Passereau, Guiliaume Costeley, ainsi que de poétiques ou savoureux chants populaires, "A la claire fontaine", "O ma belle Aurore", "Partons la mer est belle", "Chant du soir", "3 scarabées" dans des harmonisations qui en exaltent la fraîcheur mélodique.

NOUVEL ENSEMBLE

Plus qu'un simple concert, cette soirée est apparue comme une véritable fête vocale qui en a charmé plus d'un. Les jeunes choristes renforcés par les voix de ténors et de basses pratiquent le chant a cappella avec une joie évidente. Remarquablement conduits par Joël Hurard, leurs exécutions, vivantes et très finement nuancées, dénotent une approche sensible du répertoire. Le Choeur d'hommes des Colibris nouvellement créé se produisait pour la première fois en public lors de ce concert. Sans doute le nouvel ensemble que dirige Alain Drosson doit-il encore peaufiner son approche d'un répertoire composé pour l'essentiel de negro spirituals et de Barbershopsongs, mais le meilleur moment de leur prestation - Tibie Paiom de la liturgie orthodoxe - a toutefois laissé apparaître de très belles potentialités.

FETE MULTIPLE

En entrée de concert, cette fête du chant qui se voulait décidément multiple, avait proposé le Stabat Mater de Pergolèse. La soprano Katia Van Campenhout - belle voix souple, à l'aigu facile - et le contre-ténor Patrick Milis en furent les solistes. Accompagnés avec un soin extrême et dans un style très pur par un ensemble instrumental réunissant Catherine Hallot (violon), Isabelle Hallot (alto), Jean-Pol Zanutel (violoncelle) et Martine Niessen (orgue) dirigés par Joèl Hurard, ils restituèrent avec émotion cette partition en laquelle on voit avec raison l'un des plus beaux chants de douleur de toute la musique.

Emile ROSSION. La Libre Belgique - 02/06/98

Feu d'artifice des Colibris(retour)

Avec les Noctumes de Mozart, ils seront en gala ce samedi 30 mai en l'église du Saint-Sacrement à Liège. Point d'orgue à une superbe saison... Après une saison prestigieuse et une tournée qui les a conduits une fois encore au Canada, les Colibris annoncent leur gala de clôture qui aura lieu à l'église du Saint Sacrement le samedi 30 mai. C'est le moment de jeter un coup d'oeil sur la saison qui s'achève. Lors du gala de fin mai 97, on s'en souvient, les Colibris nous avaient régalés de la Messe de Haydn, avec orchestre. Leur tournée en août 97 leur avait fait revoir le Canada au cours de quinze concerts. Puis, on releva de nombreuses interventions à Visé, à St Barthélemy, à Ste-Walburge, à Naniot, à l'église de Thys. Les Colibris accueillaient à leur tour les petits chanteurs canadiens de Mont Royal, avec une visite de Liège, réception à l'Hôtel de Ville par l'échevin de la Culture, M. Magotte et concert à la Cathédrale. Puis ce fut un week-end musical en Rhénanie. Les Colibris y on fait résonner leurs voix dans les églises d'Andernacht, à l'abbaye bénédictine de Maria-Laach, de Neuenahr et de Ahrweiler. Le jour du retour, les Colibris ont aussi donné un concert à la salle des Comtes de Méan, à Liège.

SUPERBE MENU....

Lors du Gala de fin mai 98, les Colibris seront dirigés par leur nouveau chef, Joël Hurard, formé par Pierre Cao, professeur d'Académie et chargé de cours au Conservatoire de Bruxelles. Le choeur d'hommes est, quant à lui, dirigé par Alain Drosson. Les Colibris nous proposent un programme varié donnant l'occasion d'entendre le "Choeur d'Hommes des Colibris", dirigé par Alain Drosson et constitué, pour la plupart d'anciens Colibris. Les Colibris (les vrais, les plus jeunes ... ) présentent leur répertoire fait de chants populaires auxquels viennent s'ajouter, et c'est la nouveauté de l'année, quatre charmantes petits Nocturnes de Mozart. Ils accompagneront le contre-ténor Patrick Milis, (encore un ancien Colibri) et la soprano Katia Van Campenhout dans le Stabat Mater de Pergolese, accompagné par Catherine Hallot et Corine Cambron, violons, Isabelle Hallot, Alto, Jean-Paul Zanutel, violoncelle et Martine Niessen, orgue. Le 7 juin, les Colibris assurent la première partie du concert donné à l'église de Beaufays. Fin Août 98, (du 20 au 23), les Colibris seront au camp musical, à Banneux. Une belle occasion pour les nouvelles recrues de s'intégrer dans le groupe (renseignement pour le recrutement. On répète tous les vendredis au collège Saint-Benoit Saint-Servais), rue Saint-Gilles 104.

Norbert GRAINDORGE. GAZETTE DE LIEGE La Libre Belgique - Vendredi 25 mai 1998

Les Colibris entretiennent leurs relations avec le Canada(retour)

Les Colibris, chorale de Liège, viennent de donner leur concert de gala fin à la du mois de mai. La diversité musicale de ce programme leur a été d'un bon succès tant public que de la critique musicale. Depuis 1979, date de son premier voyage dans la région de Québec, la chorale entretient ses relations avec les chorales francophones et anglophones de ce pays. A plusieurs reprises, elles ont pratiqué un échange de choristes. Les Colibris renouvellent cette démarche en invitant du 8 au 10 juillet les Petits Chanteurs du Mont-Royal à Montréal (Québec - Canada). Actuellement en tournée européenne avec des prestations en Hollande, à Chimay, Maastricht, Namur, Alost et Bruxelles, ils termineront leur séjour à Liège. Les Petits Chanteurs donneront deux concerts : le premier au Château de Waleffe, le 8 juillet à 20 heures et le second à la Cathédrale St- Paul de Liège, le jeudi 9 juillet à 20 heures. Pour ce dernier concert, l'entrée est gratuite. Le programme musical regorge d'oeuvres classiques (Motets de Brahms, Agnus Dei de S. Barber), de chansons de la Renaissance française et anglaise et bien sûr, de chansons du folklore québécois.

DE QUEBEC A MONTREAL(retour)

La chorale "Les Colibris", d'excellents ambassadeurs de la jeunesse liégeoise.

Invités au Québec pour une tournée, les Colibris, chorale du scoutisme liégeois, y ont rencontré, en plus du chaleureux accueil, un véritable triomphe auprès des jeunes et des adultes de la belle province canadienne. Les jeunes Liégeois ont été accueillis cordialement les 13 juillet à Trois-Rivières, sur le Saint-Laurent, par l'école des Petits Chanteurs de la ville dirigée par M. l'abbé Thomson, un groupe choral que les liégeois pourront apprécier l'an prochain durant les fêtes du millénaire de la Principauté.

Contacts et rencontres Grâce a leur hébergement dans les familles, les Colibris ont pu davantage comprendre combien la population du Québec était aimable et accueillante. Durant ces trois semaines passées au Canada, ils ont connu aussi des rencontres inoubliables : celle des petits chanteurs de Trois-Rivières d'abord celle de la famille Trudel ensuite. Issue du mariage, en 1650, de Jean Trudel, de Normandie, et de Marguerite Thomas, de Stavelot, la famille Trudel, une des plus grande du Québec, compte actuellement quelque 32.000 membres. Elle s'est réunie le 15 juillet à Saint-Narcisse pour rencontrer les jeunes Liégeois. Le Colibris ont aussi eu l'occasion de prendre contact avec les scouts québécois au Domaine Saint-Louis de France et à l'île de France, avec les jeunes du patro Rocamadour de Québec, avec les enfants de Candiac au cours d'une journée sportive. Ils ont visité aussi les anciennes forges de Saint-Maurice, le stade olympique de Montréal, le village indien de Lorette où ils ont pris contact avec M. Max One-Ontj Gros Louis, chef Huron, qui les a entretenu de la situation des indiens d'Amérique. A Saint-Narcisse, ils ont assisté à une soirée folklorique canadienne, à Saint-Maurice, à une représentation théâtrale de l'histoire des vieilles forges, à Deschambault, des choralies organisées en leur honneur avec la participation des Petits Chanteurs de Trois-Rivières, de la Scola de Giffard de Québec (qui sera aussi à Liège l'an prochain) et de la chorale du Tricentenaire de l'île d'Orléans et, à l'île d'Orléans, au concert organisé à l'occasion du tricentenaire. Ils sont allés aussi de réception : à Shawinigen, à Trois-Rivières, au Cap de la Madeleine, à Sainte-Foy, à Rimouski, à Saint-Narcisse. Lors de la réception organisée en la cathédrale de Saint-Narcisse par l'évêque et trois maires a été diffusé un message enregistré que l'évêque de Liège leur avait remis. A l'église Sainte-Foy les Colibris ont également remis officiellement au curé de la paroisse une nouvelle statue de Sainte-Foy pour remplacer dans le sanctuaire celle qui avait disparu. Les jeunes Liégeois ont encore été accueillis à Candiac par le maire de la ville et les Clubs Richelieu qui organiseront an 1980, à Liège, leur congrès mondial.

Des concerts Les Colibris ont aussi chanté au Québec et le public canadien, debout, leur a réservé de très chaleureux applaudissements à chacune de leurs représentations. La presse locale a toujours été des plus élogieuse et la télévision a retransmis plusieurs de leurs concerts. Les jeunes Liégeois ont ainsi chanté à Saint-Grégoire, à Trois-Rivières, en la chapelle des Ursulines à Québec, en la basilique de Sainte-Anne de Beaupré, a l'île d'Orléans pour le Tricentenaire, à l'église Saint-François d'Assise de Québec, à Sainte-Flavie à l'occasion du 150ème anniversaire, en la cathédrale et à l'église Saint-Pie X de Rimouski, à Saint-Narcisse à l'occasion du Festival de la Fenaison, au stade olympique de Montréal, à l'abbaye Saint-Benoît du Lac pour les moines, au Festival d'Orford, à Candiac pour un concert d'adieux, et même dans le hall de l'aérogare de Mirabel à Montréal en signe de dernier au revoir. A chacun de leurs concerts, Les Colibris présentait un montage audio-visuel sur Liège, leur ville, pour laquelle ils auront été d'excellents ambassadeurs à la veille du millénaire de la Principauté.

1979

Les Colibris sortent leur premier 33 tours (retour)

Les Colibris donneront leur 41 gala liégeois (ils ont fêté leur quarantième anniversaire l'an dernier), ce vendredi à 20 h, en l'église Saint Louis, rue Grétry, à Liège. Lors de cette soirée, sera présenté sortant de presse, leur premier disque 33 tours disque qui unit de grandes oeuvres polyphoniques (" Le Chant des oiseaux ", " Ave Verum ", de Byrd " Cécilia ", de Jean de Chaynée; " Notre Vicaire ", de Claude Le Jeune, etc.) et les oeuvres populaires les plus significatives de leur répertoire (" La Fanfare du printemps ", " Dans la Troupe ", " Le Vigneron ", " Méli-melo ", etc). Ils préparent, pour la saison prochaine, une nouvelle tournée vers les Etats-Unis et le Canada.

Depuis 45 ans, les Colibris liégeois chantent (retour)

Issus du scoutisme et nés en 1942, il y a 45 ans que les " Colibris " chantent. Derrière ce joli nom se cache l'une des chorales les plus connues de nos régions. Vingt adultes (ténors et basses) et une quarantaine de jeunes gar-çons (de 8 a 14 ans) composent cet ensemble. Deux fois par semaine, ils prennent le chemin du collège Saint-Servais; le vendredi soir pour une répétition en chorale, le lundi ou le mercredipour une répétition de voix. Rude école de persévérance pour tous les jeunes garçons qui ont en commun l'amour du chant et de la musique. L'amusement et la détente ne sont cependant pas oubliés et, comme dans les autres mouvements d'inspiration scoute, des activités diverses sont organisées. Chaque année, ils organi-sent à Liège leur grand concert, il aura lieu le 23 mai prochain, en l'église Saint-Christophe. La cho-rale est en effet très attachée au quartier et à la rue Saint-Gilles, endroit où elle a toujours vécu. La tournée annuelle des "Colibris" se déroulera d'ailleurs, au mois de juillet prochain, dans la région Provence - Côte d'Azur avec comme point d'orgue, un concert à Saint-Gilles-du-Gard, commune camarguaise jumelée depuis une dizaine d'années avec la rue Saint-Gilles. Il ne s'agit pas, bien sûr, du premier concert à l'étranger des Colibris qui ont acquis ces dernières années une véritable réputation internationale. Un de leurs meilleurs souvenirs est sans aucun doute un voyage de trois semaines au Canada, expérience qu'ils espèrent renouveler d'ici peu. Tout cela n'empêche pas les Colibris de se produire fréquemment dans nos régions, la chorale est d'ailleurs rattachée aux tournées Art et Vie. Pour la saison prochaine, trois axes ont été choisis au niveau de la création: une oeuvre de l'âge d'or espagnol; une oeuvre contemporaine d'Ab-sil, cinq morceaux composant un bestiaire; et enfin, une redécouverte de Hodémont, maître de Chapelle a Saint-Lambert. Si votre enfant a environ dix ans (huit est le meilleur âge), s'il aime la musique ou souhaite la découvrir, et bien sûr, si c'est un garçon (il ne s'agit pas de sexisme mais d'un timbre de voix particulier), vous pouvez l'inscrire aux Colibris. il suffit de se rendre au collège Saint-Servais, un vendredi soir, entre 19 et 21 h. Ajoutons enfin que dans le sillage de la chorale s'est créé un ensemble instrumental destiné principalement aux enfants qui, " atteints par la limite d'âge " désirent rester parmi les Colibris.

GAZETTE DE LIEGE La Libre Belgique - 14/05/87

Les Colibris s'envolent pour le Canada (retour)

La célèbre chorale des Colibris prépare un fameux voyage au Canada; à cette occasion, la Ville de Liège leur a demandé de servir d'ambassadeurs et leur a confié un message de sympathie que les peti-tes chanteurs transmettront aux maires des dix villes qu'ils vont traverser: Ottawa, Montréal, Québec, Port Neuf, Trois Rivières, Châteaugay, Baie Saint-Paul, Embrun, Beloeil et Saint-Jacques. Les Colibris n'en sont pas à leur première visite au Canada, il y a dix ans, ils avaient émis le souhait de se produire au Québec et le hasard fit bien les choses. Le groupe québécois " Claude Gervaise " était en tournée en Belgique, il lui manquait une occasion de se produire durant le mois d'août. Contactée, la chorale des Colibris lui a prêté main forte et elles se sont produites lors du 15 août en Outre-meuse. Le premier pas vers le Québec était franchi. A la suite de ce contact, les Colibris ont été aidés par 1'abbé Thomson, responsable de l'école des petits chanteurs de Trois Rivières; par Jean-Paul Quinty, directeur de chorale à Québec, et par Pierre Quoi-bion, de Montréal. Ces trois auxiliaires ont établi le programme de panage des Colibris qui ont ainsi pu réaliser leur rêve. Cette année, les revoici qui vont de nouveau rendre visite à la belle province. Ils seront 60 à partir, chargé d'un cadeau offert par la Ville de Liège, des reproductions de monnaie ayant eu cours en principauté, et du message signé par Edouard Close. Ils quitteront Liège le 19 juillet, passeront le 21 juillet à l'ambassade belge d'Ottawa, avant de commencer leur tournée dans des villes francophones pour revenir le l4 août à Liège, en vue du l5 bien sûr.

LA MEUSE - 27/06/89

Les Colibris reprennent leur vol et leurs chants(retour)

La saison vient de reprendre pour la chorale liégeoise qui participe le 11 novembre à la journée "A Coeur Joie" Les Colibris ne cessent d'enrichir la palette large et colorée de leur répertoire. Ils viennent d'y inclure certaines oeuvres musicales de Félîx Leclercq, harmonisées par leur directeur musical, Joël Hurard, ainsi qu'une Messe superbe de Hans Léo Hassler: la Missa dixit Maria. Une oeuvre qui illustre profondément le côté luthérien du compositeur allemand du XVIe qui fait partie du courant musical baroque né à la même épo-que en Italie. Le mercredi 11 novembre de 8h30 à 18h30, au collège Saint-Louis, rue Villette, les Colibris participeront à la jour-née organisée par le mouvement "A Coeur Joie". Trois week-ends musicaux - à Wanne, Ovifat et Nessonvaux, histoire de bien s'oxygéner - sont au menu de la chorale. Le premier à Wanne est prévu du 27 au 30 novembre pour tous ceux, de 7 à 77 ans, ayant envie de chanter.

T.D.G. GAZETTE DE LIEGE La Libre Belgique - 28/10/98

INTERVIEW SURPRISE(retour)

Monsieur Marcel WARNY

Alors qu'elle lui a été faite il y a près de vingt ans, la direction de la chorale scoute "Les Colibris" reste la plus importante sollicitation de sa vie. Si lorsqu'on pense chorale enfantine quelques images s'imposent - Petits chanteurs à la Croix de bois, Petits chanteurs deVienne ou encore Escolania de Montserrat - la Cité Ardente est riche d'un phénomène unique en son genre sa chorale scoute Les Colibris. A l'occasion du gala de fin d'année, son chef - Monsieur Marcel Warny - nous a raconté sa passionnante aventure,

Comment sont nés "Les Colibris ?" C'était en 1942. L'occupant avant interdit le scoutisme, Léon Albert, qui était alors chef de patrouille à Saint-Servais, a eu l'idée d'y continuer les réunions en civil, avec le chant choral pour prétexte. En 1944-1945, devant son succès, le chef des scouts de Liège, Monsieur Begasse de Dhaem, a demandé l'ouverture de la chorale à toutes les troupes de Liège et c'est ainsi que sont nés "Les Colibris".

Qui a choisi le nom de la chorale? Je crois que ce sont les responsables qui ont cherché un nom d'oiseau qui sonne bien. "Colibri " C'est joli, cela sonne bien, c'est musical ! Ce n'est que plus tard que l'on s'est aperçu que le colibri est un oiseau... qui ne chante pas...

De quoi s'est composé le répertoire? Essentiellement de chants harmonisés à quatre voix. Léon Albert a choisi de suivre le répertoire que César Geoffray a étudié pour le mouvement "A Coeur Joie " qu'il a créé en France.

Quels ont été les premiers succès des Colibris? Le véritable envol date des années 45-46. Au sortir de la guerre, Liége était démunie de spectacles. Et puis, le sentiment de fraternité qui se dégage d'une chorale s'inscrivait particulièrement bien dans le contexte de l'époque. Aussi le premier gala - qui eût lieu au Conservatoire -a-t-il été accueilli avec un succès inimaginable aujourd'hui. Toute la presse l'a d'ailleurs relaté avec enthousiasme - à part une réticence du " Monde du Travail " à propos d'une chanson un peu irrévé-rencieuse à l'égard de Monsieur van Acker qu'avait créée l'équipe adulte qui s'était formée au sein des Colibris et qui S'appelait " La Flamme ". Et cela a continué... ...Pendant dix années pour se terminer pour Léon Albert sur l'extraordinaire invitation d'aller chanter la Messe de Minuit au château de Laeken, en 1957.

Comment s'est faite cette Invitation? Elle est née d'une série de circonstances. Lors d'une tournée en Suisse, quelques années plus tôt, la chorale était passée à Pregny, à proximité du château où résidait le roi Léopold III, encore en exil. Jean-Pierre Grafé - qui déjà, n'hésitait devant aucune initiative - est allé sonner à la porte du château. Léopold III était absent mais à son retour en Belgique, il s'est souvenu des Colibris et les a invités à un des premiers Noël qui ont suivi son installation à Laeken.

C'est à peu prés à cette époque que vous avez repris la direction? Un peu plus tard. Léon Albert étant parti au Congo, "Les Colibris" ont été confiés à Raymond Nicolas qui les a dirigés pendant un an. Puis la direction de la chorale m'a été proposée, il y a de cela prés de vingt ans. Dans ma vie, je ne crois pas qu'il y ait eu une sollicitation plus importante pour moi.

Quelles études musicales avez-vous faites? Tout en poursuivant mes humanités, j'ai appris le solfège, le piano et le violon au Conservatoire de Liège. Diriger une chorale, est une autre chose encore bien sûr, et il faut quelques années pour bien connaître les problèmes. Mais je voudrais insister sur le fait qu'il s'agit d'une chorale scoute : je ne peux séparer les deux.

Le scoutisme a joué un grand rôle dans votre vie? Il a été déterminant dans ce que je suis devenu. Pendant la guerre et immédiatement après, je ne crois pas qu'il y ait un garçon qui ait échappé à l'exceptionnelle aventure qu'il offrait. Car si maintenant liberté, action, co-gestion... sont devenus des lieux communs, le scoutisme qui en réaction à son époque, offrait toutes ces choses aux jeunes, a tait scandale quand il a été formé.

Et aujourd'hui? Bien sûr, il n'est plus ce qu'il était pour quelqu'un de mon âge. Il est en crise, récupéré comme tant d'autres mouvements, mais nous ne désespérons pas: il demeure un moyen d'éducation extrêmement valable.

Il y a combien d'enfants dans la chorale? A peu près deux tiers pour un tiers d'adultes.

Avec un renouvellement annuel important? Oui. Entrés à l'âge de 7 ans, les enfants quittent la chorale vers 11-12 ans. Chaque année, il y a entre 10 et 15 départs.

Est-ce difficile de les faire travailler? Je crois que les enfants de 1978 ne sont pas différents des enfants que nous avons été: lorsqu'on leur propose une aventure extraordinaire - c'est ainsi qu'ils vivent la chorale - ils sont toujours intéressés. Pour preuve, après deux heures de répétition où bien sûr on s'énerve, je me dis " mais ils ne reviendront plus ". Eh bien si, le vendredi suivant, ils sont là, passionnés parce qu'ils font.

Vous leur apprenez la musique? Le solfège est, à mon avis, indispensable. Cela nous a conduit d'ailleurs à revoir la structure des Colibris. Alors que la chorale était formée d'enfants venus de toutes les troupes de Liège, nous avons été amené à former notre propre troupe - meute, troupe, clan - afin d'obtenir une meilleure cohésion dans le travail. Au fil des perfectionnements de la technique, le public est devenu de plus en plus exigeant et nous voulons répondre à ce qu'il attend de nous. Par ailleurs, les enfants recevant une formation plus spécialisée, nous pourrons aborder un autre répertoire.

Quelle formule avez-vous choisie pour le gala de fin d'année? Le récital 1978 clôturant toute une époque, nous avons choisi un double répertoire. Il proposera d'une part une rétrospective de ce que "Les Colibris" ont chanté pendant 30 ans, un ensemble de ces chansons qui trottent dans la tête bien qu'on ne les entende plus jamais. La seconde partie sera une approche de ce que nous voudrions faire à l'avenir. L'Orchestre de Chambre de Stavelot accompagnera les enfants dans trois chants dont le " Sanctus " de Schubert et l' " Ave verum" de Mozart.

A peu prés chaque année, vous avez fait une tournée d'été. Quels en sont les souvenirs? De toute nature, nous étions bien un peu intimidés lorsque la Municipalité d'Aix-en-Provencee - dans le cadre des manifestations organisées officiellement pour le Festival Mozart - nous a offert le Cour Mirabeau : vous savez, il est grand deux fois comme la place Saint-Lambert. L'année dernière, à l'occasion du centième anniversaire de la rue Saint-Gilles, nous avons reçu un accueil inoubliable à Saint-GiIles-de-Provence...

Et quels sont les projets pour l'été 1978? Une tournée de quinze jours en Bretagne et en Normandie où nous chanterons de villes en villes, tous les soirs.

Nous souhaitons plein succès à nos balladins.